qu'est-ce qu'il y avait au bout de cette route de juillet ?
Marcher en trainant les pieds dans le gravier
pour voir se soulever la poussière
et le velours noir se griser
personne au bal
pas encore sortie de l'enfance
pas encore sortie de l'orage
mal à la gorge
oublié le parapluie
il y avait des femmes
et des croix vertes
couru puis regardé par la fenêtre
en attendant la rupture des silences
comment vivre
les hommes ne parlent jamais
sauf pour lire en tremblant les suppliques qu'on leur adresse
puis la mort annoncée
au bout des champs
comment faire éclater les ventres et le ciel
jeter des cailloux
pas dans l'eau des rivières
contre les fronts plissés
les mains croisées
derrière le dos
comment effacer cette saison
l'avion dans le ciel
qui se pose sans passagère
jamais plus
tout ce rouge répandu ...
Tu crois que j'ai crié si fort ?